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Etablissement de Crédit Spécialisé dans le Financement de l'Habitat.

La genèse

Créé en mai 1977, le Crédit Foncier du Cameroun (CFC), acteur institutionnel de premier plan, apporte les financements aux programmes de construction mis en oeuvre pour résorber le déficit des logements. Afin de soutenir la politique engagée par le gouvernement, le CFC mobilise des ressources de longue durée qu’il met à disposition des autres acteurs de la filière, voire des particuliers, aux meilleures conditions du marché.

Le Crédit Foncier du Cameroun a en effet été créé en mai 1977, dans un contexte où le Cameroun connaissant un remarquable essor économique avec un taux annuel moyen d’environ 10 %. Cette croissance a entrainé un exode massif des populations rurales à la recherche d’un emploi vers les grands centres urbains. Or, dans les principales villes camerounaises, le parc immobilier, parce que non structuré, s’est avéré insuffisant, aussi bien quantitativement que qualitativement, pour apporter une réponse satisfaisante à cette forte sollicitation.

Pour faire face à cette situation préoccupante et apporter une réponse à la demande accrue de logements, le Gouvernement crée, en 1977, non seulement le Ministère de l’Urbanisme et de l’habitat (MINDUH) dont les missions sont de planifier le développement urbain , de faciliter et d’impulser la construction de villes modernes et de combler le gap en logements, mais aussi la Mission d’aménagement et d’Equipements des Terrains Urbains et Ruraux (MAETUR), chargée de l’aménagement des parcelles à bâtir, le Crédit Foncier du Cameroun (CFC) qui a pour mission d’apporter les financements, et ce pendant que la Société Immobilière du Cameroun (SIC) chargée de la construction est restructurée . La réponse du Gouvernement était donc assise sur un dispositif institutionnel opérationnel coiffé par le MINDUH et comprenant le CFC, la SIC et le MAETUR. Trente-cinq ans après, le contexte a fortement évolué du fait d’une croissance urbaine extrêmement rapide, induisant des mutations et évolutions économiques, politiques et institutionnelles importantes. La demande en logement a explosé, malgré le fait que les politiques publiques d’intervention aient des inflexions avec la libéralisation économique et la décentralisation qui ont favorisé l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur : promoteurs immobiliers et aménageurs privés, collectivités territoriales décentralisées, tous ces facteurs ayant entrainé une évolution du schéma institutionnel initial de production de l’habitat. Parallèlement, la pauvreté urbaine ; consubstantielle au phénomène d’urbanisation, s’est malheureusement accrue, complexifiant davantage la problématique de l’accès au logement, notamment pour les revenus les plus faibles. Dans un tel contexte, le Crédit Foncier du Cameroun, seule institution à offrir des financements de longue durée, a plus que jamais sa place.